Publié par : Archeologiesubaquatique | avril 1, 2012

Les datations relatives et absolues en archéologie

Il existe deux formes de datations utilisées en archéologie : les datations relatives et les datations absolues.
Elles n’utilisent pas les mêmes outils, et sont plus ou moins fiables.
En réalité elles sont souvent utilisées de façon à se compléter les unes aux autres.
Dans cet article nous allons voir comment ces quelques sites trouvés sur internet abordent le sujet, s’ils sont adaptés aux professionnels, aux érudits, ou encore à des passionnés de science, désireux d’en savoir toujours plus.

Le premier site que nous allons voir est celui d’ Hominidés, Préhistoire – Évolution de l’homme de la Préhistoire à nos jours et de Toumaï à Homo sapiens ». Ce site est un outil très précieux pour tous les étudiants et passionnés de préhistoire, il nous renseigne sur toutes les actualités et connaissances actuelles.

En ce qui concerne les méthodes de datations, l’approche est très claire. Chaque méthode est abordée une à une, avec des exemples précis pouvant ainsi aider le lecteur à mettre en contexte l’utilisation pratique des méthodes. Par exemple il en est de la sorte pour l’article sur la datation du crâne de Toumaï ou sur la stratigraphie de Laugerie-Haute ou encore sur la datation au Carbone 14 de la Grotte de Lascaux. En bref, ces articles sont cruciaux pour aborder ces questions d’un point de vue scientifique et non vulgarisé sans pour autant craindre de se perdre dans des explications trop complexes.

Nous ne pouvons, pour la critique d’un deuxième site, passer à côté du géant Wikipédia. Malgré toutes les critiques faites à son sujet, le mieux est de bien lire ce qu’il nous propose afin d’arborer une critique fondée et sans aprioris.
Il existe différents articles sur les méthodes, notamment sur la datation au carbone 14, la dendrochronologie, la datation radiométrique.
Ces articles sont très détaillés, peut être même parfois trop pour des lecteurs peu friands de formules mathématiques ou simplement peu habitués à un langage scientifique. Néanmoins, même à la recherche d’un résumé de ces méthodes, l’organisation caractéristique des articles de Wikipédia permet de facilement faire le tri entre ce que l’on désire savoir et ce qui ne nous sera pas utile.
Faisons donc taire ces critiques qui accusent Wikipédia de vulgarisation, car en lisant et retenant tout ce que contiennent ces articles il est possible d’en savoir peut être même plus que certains grands érudits.

Prenons un troisième et dernier site qui n’est autre que « Planète Terre », créé par Pierre-André Bourque, un professeur émérite et géologue de l’Université Laval de Québec.

En voilà un sur les méthodes de datation relatives.
Ce site est une mine d’or pour les lecteurs désireux d’apprendre beaucoup de choses sur la géologie et de façon ludique! Photos et schémas sont clairement expliqués par des exemples concrets, les termes sont tous définis, les méthodes relatives sont aussi bien mises en contexte dans le temps long que dans le temps court, différentes façon de voir le temps en géologie, enfin toutes les façons possibles d’utiliser les méthodes sont répertoriées.

En clair, si vous voulez lire quelque chose de concis je vous conseillerais le site d’Hominidés pour lequel vous pourrez toujours être sûr de vos sources, si vous désirez approfondir quelque peu vos connaissances celui de Wikipédia est plus que complet, et pour finir, si vous êtes un passionné ou un pointilleux, le site québécois de la Planète Terre est parfait pour vous.

Toutes ces méthodes sont cruciales en archéologie car elles permettent de nous placer dans un temps toujours plus pointu et ainsi voir l’évolution des hommes, de la culture matérielle dans un temps long. Comme nous l’avions mentionné dans notre article sur l’épave d’Ulu Burun, l’importance des datations absolues se fait ressentir de plus en plus. L’archéologie s’ouvre à des disciplines de plus en plus variées avec l’apparition de nouveaux domaines comme l’archéobotanique dans les années 80. Ces disciplines comme la géologie, la géomorphologie, la botanique, la climatologie, l’anthropologie sociale et physique nous permettent d’envisager les vestiges sous un autre angle et ainsi d’ouvrir le champ des interprétations. Notamment en archéologie subaquatique, car c’est un milieu anaérobique où la matière organique se dégrade à un niveau très moindre. Ainsi sont conservés des matières comme le bois qui permettent par dendrochronologie (étude des cernes des arbres) de dater de façon précise le mobilier. La photographie présentée dans l’article montre une structure en bois fouillé sur l’épave. On comprend bien le potentiel que peut contenir ces morceaux grâce aux analyses physico-chimiques.

Petit extrait d’un reportage télévisé sur la chaîne « Jeulin TV », ludique mais concret sur La datation des volcans : la chaîne des Puys. Le fonctionnement d’un point chaud et la datation d’un chapelet d’îles volcaniques ainsi que la vitesse d’expansion des fonds océaniques. L’évolution humaine (ces méthodes ont servi à dater Lucy).

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Publié par : Archeologiesubaquatique | avril 1, 2012

L’épave du Titanic

C’est cliché, médiatisé, vulgarisé, commercialisé… bref on en passe, mais cela a tout de même un fond scientifique! A l’occasion de la proche sortie du film Titanic en 3D il est peut-être intéressant de se demander comment nous sommes passés d’un événement historique dramatique à une histoire romancée. Le lien entre recherche scientifique (car effectivement l’épave a fait l’objet de fouilles) et diffusion de l’information, médiatisation, est évident!

Un article ici sur le site du magazine « Première » relève un point intéressant. Ce film réalisé par James Cameron est l’un des plus grands succès du cinéma, il concentre histoire d’amour, passion et drame dans un cadre authentique, ancien qui nous transporte. Certes, mais la réalisation de chaque détail repose sur une analyse historique précise. Rappelons-nous en le début, le récit est rétrospectif, le personnage Rose rescapée se remémore cette histoire bien des années plus tard grâce à des objets que l’on ressort de l’eau. Car l’archéologie, c’est bien le discours sur l’ancien, le passé. Ce lien exprimé au début du film montre bien que chaque costume, pièce, objet relève d’une recherche historique. Tout comme Luchino Visconti qui à propos de son film « Le Guépard » disait que pour pouvoir jouer pleinement le rôle de l’époque il fallait que chaque détail soit authentique (comme le contenu du sac d’une femme par exemple). En somme on doit reconnaitre la valeur des recherches et notamment ici en archéologie subaquatique.

Lors de notre article sur l’INA nous avions mentionné l’existence de blogs lié à cette institution scientifique. Il en est un dédié spécifiquement à l’épave du Titanic. Il s’agirait plus d’un journal de bord que d’un blog ne réalité. Il n’y a que très peu d’articles, en anglais évidemment mais dans un langage abordable. Il y a peu d’illustrations et elles ne sont pas très significatives concernant l’épave. On aimerait en voir plus et aussi en savoir un peu plus sur l’avancée des fouilles car rien n’a été publié depuis 2010. De plus l’aspect du site est très peu attractif. Néanmoins on peut observer au bas de la page des liens vers plusieurs sites.

Notamment un sur l’expédition Titanic qui permet de voir virtuellement l’épave. Ce site là au contraire est très attractif grâce à son design et à la mise en scène. Pour autant on tombe là peu à peu dans la médiatisation, la vulgarisation ou encore le jeu sur l’aspect dramatique de l’épave. Pour découvrir le site on descend peu à peu les pages comme si nous étions en plongée, les mètres défilant, les fonds marins s’assombrissant et un sous-marin apparaissant.

Certes, il convient donc à un plus large public que le précédent blog pourtant fait par la même équipe de recherche.

Cette page a été créée dans le cadre de l’exposition des artefacts du Titanic à New York en 2012, car cela fera 100 ans que l’épave a échoué et qu’elle continue d’attirer la curiosité du plus grand nombre. Des milliers de personnes sont certainement attendues, rêvant de découvrir les secrets enfouis de cette épave qui a tant choqué. Ce qui est intéressant c’est de se demander pourquoi l’exposition a été faite. N’étant pas des étudiants en histoire de l’art mais en archéologie, nous n’avons pas abordé la manière d’appréhender une exposition mais leur but me semble tout à fait légitime. En effet, le but premier est de raconter de vraies histoires. L’exposition va-t-elle à l’encontre du film qui lui-même refait une sortie en 3D à la même époque? Y-a-t-il là une rivalité entre blockbuster et recherche scientifique qui elle-même doit faire des concessions pour se faire connaître?

On peut également suivre l’équipe de recherche de l’expédition du Titanic grâce aux réseaux sociaux comme Facebook. Ils ont en effet créé une page où quotidiennement ils mettent en ligne des informations d’ordre historique sur le bateau, sa créations, les membres de son équipage ou encore les avancées des recherches. Le principe de l’anecdote journalière sur facebook est judicieuse!
En somme de nombreuses personnes peuvent suivre cette actualité de manière très accessible. Ces informations sont claires, agrémentées de photographies et surtout régulières.

On ne peut donc que vanter les mérites de cette équipes en constatant tout de même l’écart entre le site de l’INA hautement scientifique, qui ne met que de gros pavés en ligne, avec la création de sites plus accessibles et dédiés certainement à un public plus large.
Cet écart est-il fondé, nécessaire? Pour cela rappelons que nous avons créé un sondage sur la page « Idées reçues » notre blog qui traite la question des médias et de la diffusion du savoir scientifique.

Vous pouvez également visiter d’autres blogs de l’INA comme celui du Cape Gelidonya Project. Elle date du XIIIème siècle av. J.-C., (100 ans après celle d’Ulu Burun, voir notre article) et a été découvert près du Cap portant le nom de projet. Celui-ci est très clair et agencé sous la forme d’un journal de bord très illustré. Les textes ne sont pas toujours de nature scientifique mais ils décrivent de manière progressive les différentes étapes de l’exploration et de la fouille de l’épave. On peut donc constater que ce blog s’ouvre à un plus large public, car plus aéré et attrayant.

Publié par : Archeologiesubaquatique | mars 27, 2012

L’archéologie subaquatique à Crécy-la-Chapelle.


Tech Sub Association est une association qui regroupe des plongeurs bénévoles spécialisés en archéologie subaquatique/sous-marine. Elle développe ses activités de loisir dans les eaux intérieures (notamment sur place dans la rivière Le Grand Morin qui traverse Crécy la Chapelle commune de la RP où l’association est installée) et dans le domaine maritime (en Corse).

Membre de la FFESSM (Fédération Française d’Etudes et de Sports Sous-Marins), l’association est reconnue par la CMAS (Confédération Mondiale des Activités Subaquatiques).

Tous les week-ends de mai à octobre, l’association organise les formations théorique et pratique des licenciés FFESSM à la plongée archéologique avec journée de fouille à Crécy-la-Chapelle. Les mois de juillet et août sont réservés à la préparation et au déroulement des campagnes de fouilles d’été hors site de Crécy (surtout en Corse).

La page d’accueil du site met l’accent sur les compte-rendu de ses activités passées et en cours, les découvertes et les références des publications (monographies et articles) sous plusieurs formes :
– Documentaire avec les rapports pluri-annuels de fouilles, synthèse du déroulement des fouilles, particularités et difficultés rencontrées, découvertes ;
– Photos (sites subaquatiques, reportages et vestiges mis au jour).

Des informations générales sur les réglementations applicables, sur l’historique et les activités du centre, les modalités pratiques concernant la ville de Crécy-la-Chapelle complètent la page d’accueil.
Une page liste l’ensemble des fouilles en cours d’opération en Corse (devant la ville de Saint Florent au pied du Cap Corse) avec quelques lignes de présentation pour chaque épave. Trois d’entre elles – le Calvi, le Ca-Ira et la Fortunée – ont une page dédiée qui présente succinctement le navire et détaille la chronologie des opérations de fouille.

Un quatrième – le navire de commerce dit U Pezzo coulé en 1769 – bénéficie de plusieurs pages :
– Une page « histoire et avenir d’une découverte » balaie la chronologie de la découverte et expose les mesures conservatoires prises afin de conserver ou la mémoire ou l’intégrité des vestiges mis au jour ;
– Une page ouvre sur une galerie très fournie de photos (photos sous-marines et vestiges)
– Enfin trois pages présentent les rapports de fouilles des campagnes menées de 1998 à 2001, puis en 2002 et en 2003.

C’est manifestement un site de passionnés d’archéologie sous-marine : les textes, les photos de leurs travaux mettent en scène leur plaisir de pratiquer ce loisir si exigeant en matière de sécurité et de rigueur. Enfin leur proximité avec la FFESSM et la Région Parisienne expriment parfaitement leur désir de partager ce plaisir.

Petite vidéo amateur hébergée par Youtube pour visualiser un peu les difficultés liées au milieu subaquatique.

Publié par : Archeologiesubaquatique | mars 26, 2012

Association pour le Développement de la Recherche Archéologique Maritime

L’ADRAMAR est une association composée d’archéologues professionnels. Via cet organisme ils souhaitent faire la promotion des travaux archéologiques liés aux milieux aquatiques, en France comme à l’étranger.

Leurs travaux sont réalisés en collaboration avec les services culturels de l’état et des collectivités territoriales. Les différentes missions de recherches s’inscrivent, bien entendu, dans une démarche parallèle au travail du DRASSM (Département des Recherches Archéologiques Subaquatiques et Sous-Marines, Ministère de la Culture). Ils ont en commun les activités de gestion, d’étude, de protection et de valorisation des biens culturels maritimes.

Le site expose les différents chantiers archéologiques sur lesquels l’association Adramar est investie.

Une page est réservée à l’actualité : des expositions, les campagnes de fouille, les projets de l’association, des présentations de films autour des recherches, des journées d’animations sont proposées.

On peut aussi trouver les différents rapports Adramar, avec les bilans des activités de plusieurs années, les projets et aussi des documents comme la demande d’autorisation de recherche archéologique sous-marine, ou encore le manuel des procédures de sécurité en milieu hyperbare (édité par le DRASSM).

L’Adramar présente le Projet Atlas. Les archéologues, à travers ce projet, cherchent à dresser un panorama des sites archéologiques présents sur la façade Atlantique en exposant leurs importances. Puis le projet vise à programmer des analyses archéologiques des épaves les plus significatives et enfin la publication des résultats des travaux.

Le site expose certaines recherches dont celles des Epaves de la Natière. C’est un site archéologique découvert en 1995, et faisant l’objet d’un travail de recherche important réalisé avec la collaboration d’archéologues du DRASSM. Ce travail a permis notamment, de mettre à jour deux frégates corsaires du début du XVIIIème siècle.

Un article est consacré à l’Expédition Laperouse et la découverte des vestiges de La Boussole et de l’Astrolabe sur l’Ile de Vanikoro. C’est en 2005 qu’une mission conjointe Drassm-Adramar, en Nouvelle-Calédonie, est programmée.

On peut voir aussi le travail réalisé sur l’épave de Brunei, aux abords de Bornéo. Cette épave daterait du règne du Sultan Bolkiah (1485-1524).
Après sa découverte, une opération d’expertise fut programmée en 1997, mais en raison de sa profondeur (63 mètres de fond), et du sol sur lequel l’épave repose (un sol de vase limoneuse extrêmement volatile), l’épave de Brunei est considérée comme un site archéologique sous-marin très dangereux malgré sa prodigieuse richesse.

C’est un site complet qui, par des présentations faites par des archéologues, permet de découvrir de nouvelles recherches archéologiques sous-marines.

Publié par : Archeologiesubaquatique | mars 25, 2012

L’INRAP : L’Institut national de recherches archéologiques préventives

Sauver les archives du sol.

En France, chaque année, 700 km² sont touchés par des travaux d’aménagement du territoire (carrières, terrassements, routes et voies ferrées, bâtiments privés et publics) entraînant la destruction des vestiges que recèle le sous-sol.

L’archéologie préventive, en étudiant environ 20 % de ces surfaces (15 000 hectares en 2005), permet de « sauvegarder par l’étude » les archives du sol.

Ainsi, depuis une trentaine d’années, des milliers de sites, en milieu urbain comme en zone rurale, ont été fouillés, étudiés, comparés.

La somme des informations issues de ces fouilles a profondément enrichi la connaissance du passé. L’aménagement du territoire ne se fait donc plus au détriment des vestiges du passé, mais permet, au contraire, leur étude approfondie.

Le site de L’Inrap présente énormément d’informations d’ordre scientifique et culturel concernant l’archéologie du territoire. Ce site est accessible à un public relativement large.

Il présente le monde de l’archéologie en donnant accès à des recherches en cours, en présentant les métiers qui composent ce vaste domaine, sous forme de courtes vidéos ou d’animations pour les plus jeunes. Un travail de médiation avec le public est fait en présentant des événements à venir, en mettant de manière accessible par podcast ou téléchargement, des archives de colloques, des rencontres, des émissions de radio. Il est possible de consulter des dossiers multimédia, des documentaires, des reportages, des visites virtuelles de chantiers de fouilles… Beaucoup de publications sont aussi recensées, une iconothèque a également été mise en ligne récemment.

Au sujet de l’actualité : aucun événement n’aura lieu prochainement traitant à proprement parler de l’archéologie subaquatique; mais en lien avec le milieu aquatique un séminaire se tiendra le 12 avril prochain sur l‘ « Archéologie nautique médiévale et moderne. Moyens de transport par eau, aménagements de l’espace littoral et du milieu fluvial« .

Concernant les recherches subaquatiques, il est possible de trouver des informations concernant des événements passés : d’anciennes conférences, expositions, rencontres, colloques.

On peut voir la présentation d’une exposition qui a eu lieu l’an dernier, elle traitait de recherches faites dans la Loire : « La Loire, dessus dessous : Archéologie d’un fleuve. »

Une conférence nous est présentée sur une équipe de plongeurs de l’Inrap qui a étudié les vestiges d’une ancienne industrie meunière : « Fouille subaquatique sur le site d’Orgueil à Mauroux.

On peut également voir la présentation de rencontres scientifiques, dont celles regroupant des archéologues bénévoles, spécialisés en archéologie subaquatique, réalisant lors de ces journées, le bilan de leurs activités : Les « Rencontres franciliennes d’archéologie sous-marines et fluviales ».

Quelques unes des émissions « Le Salon noir » de France Culture, archivées sur le site et disponible en podcast audio, sont consacrées au domaine qui nous intéresse ici :

« Il y a 2 000 ans, le naufrage d’un chaland antique dans le Rhône », émission du 14 septembre 2011.

« Découverte : Un Néanderthal sorti des eaux de la mer du Nord », émission du 22 juillet 2009.
– « L’Egypte sous les eaux »,
émission du 3 janvier 2007

L’Inrap nous propose un site très riche concernant l’archéologie du territoire où le jeune public, le scientifique, l’amateur passionné, ou l’étudiant peuvent s’informer au niveau des recherches actuelles et passées.

La route des amphores, INRAP est un reportage que vous pouvez consulter pour comprendre un peu les enjeux de la recherche en archéologie subaquatique. Car les amphores se trouvent généralement à l’intérieur d’épaves reposant au fond des eaux. De plus comme nous l’expliquons dans notre article sur les méthodes, le milieu aquatique permet une conservation exceptionnelle et ainsi d’arriver à des interprétations fascinantes comme vous pourrez le constater!

Publié par : Archeologiesubaquatique | mars 20, 2012

Sites généraux sur l’histoire et les méthodes en archéologie subaquatique

L’archéologie subaquatique en fait rêver plus d’un. D’où le nombre d’associations de plongeurs qui finissent par intégrer des archéologues, ou encore le nombre de sites sur le sujet! En voici quelques uns qui pourront vous intéresser, tant d’un point de vue général que plus précis.

Passion archéologie, un blog amateur hébergé par le serveur Overblog.

Ce blog fut créé par un passionné d’art et archéologie. Vous pouvez consulter ici l’ensemble de ses articles dans la catégorie archéologie sous-marine. Il propose un lien vers un reportage de la chaîne télévisée Arte sur les « pêcheurs de trésors tunisiens« . Il présente l’expédition d’Alfred Merlin au large de la Tunisie en 1908 reprises de nos jours par Michel L’Hour (Conservateur général du patrimoine, Archéologue français et directeur du DRASSM). Ces fouilles concernent une épave antique et le documentaire permet de reconstituer la traversée de l’épave à l’aide nombreuses reconstitutions. Concernant le blog, il ne présente pas les choses d’un point de vue critique, il se contente de recenser des vidéos ou des faits qui font « date ». Certes, on aurait voulu en savoir un peu plus. Le nombre d’articles dédiés à notre domaine est très faible, mais ce blog est destiné à tous les domaines de l’archéologie alors soyez curieux!

Il est d’un grand intérêt concernant l’évolution de la recherche au niveau local et l’importance du développement de la recherche scientifique pour l’interprétation.

Alors, on constate par l’abondance des supports tels que les vidéos mises en ligne, les reportages rediffusés etc… que le public aime ce genre d’informations et qu’il est friand d’images. Le support visuel est alors crucial et utile pour attirer les personnes en général à ensuite lire des ouvrages plus poussés. Ce serait une sorte d’avant-goût donnant envie d’en savoir toujours plus et non pas un moyen de substitution!!

Non, les reportages, les livres audio, les sites internet ne remplacent pas le support papier, ni ne condamne les bibliothèques. Au contraire il permet d’avoir accès à un autre type d’informations, alors ne délaissons pas les hébergeurs comme Youtube. Je cite ici l’article de Wikipédia : « YouTube est un site web d’hébergement de vidéos sur lequel les utilisateurs peuvent envoyer, visualiser et partager des séquences vidéos ». Ce site permet aussi de faire la promotion d’artistes peu connus, de diffuser des connaissances, de partager sans que cela soit payant. Alors autant profiter de cet plateforme! Vous pourrez même voir Vladmir Poutine faire de la plongée sur un site archéologique… C’est pour dire! Vous avez 177 vidéos sur l’archéologie sous-marine et 116 pour l’archéologie subaquatique sur Youtube, entre professionnels et amateurs vous avez le choix.

Documentaire – Pêcheur de trésors – Naissance de l’archéologie sous-marine

BBC – History – An Introduction to Marine Archaeology :
beaucoup de texte, peu d’illustrations!

Colin Martin, chercheur en études maritimes à l’Université de St Andrew, présente ici une page web herbergée par le site de la BBC concernant l’archéologie subaquatique. Il aborde notamment la notion de « trésor » qui omnubile le grand public et qui affronté à la réalité se révèle moins « fantastique ».

L’objectif de ce chercheur est le suivant : « It is not just the land that reveals hidden secrets of past times but the sea offers wonderfully preserved treasures. This is the story of how archaeology went underwater, the difficulties they face and the problem of restoring often very fragile finds ». Il prône alors la réhabilitation de l’archéologie subaquatique qui effectivement n’a pas une place de marque en archéologie. Nous le voyons, le site du DRASSM est quasiment nul, les seuls sites qui s’efforcent de diffuser de l’information sont les sites associatifs! La France a pris un retard considérable par rapport à d’autres nations comme les Etats-Unis qui avec l’INA, les Universités (très présentes) et la collaboration avec des personnalités telles que James Cameron, arrive à replacer au coeur de la recherche l’archéologie sous l’eau.

Le front de mer a varié selon les âges aux différentes époques, tout comme il continue aujourd’hui de grignoter l’intérieur des terres. Nos rivages d’aujourd’hui ne sont pas ceux d’hier. Par exemple la majorité des sites préhistoriques du Pérou sont aujourd’hui sous les eaux! Ceci est du au climat qui varie, à la fonte ou non des glaciers, à l’érosion etc… Nous n’entrerons pas dans ces détails ici mais sachez que l’étude de paysage fait partie entière des recherches en archéologie. C’est pour cela que des matières telles que la géomorphologie (étude scientifique des reliefs et des processus qui les façonnent)  sont aujourd’hui enseignées aux étudiants pour que ceux-ci s’ouvrent vers des considérations et de ce fait des interprétations plus proches de la réalité et non biaisées par une vision mystique de l’archéologie. Les cités sumériennes au Proche-Orient étaient à l’époque très proches du Golfe persique et commerçaient alors avec de nombreuses autres communautés. Mais aujourd’hui elles sont loin des rivages. Que dire alors sur la dynamique de ces cités si l’on oublie que il y a des milliers d’années ces cités étaient en bord de mer?

La société Odyssey a déjà à son actif la découverte de l'épave du navire SS Republic, coulé au large des côtes américaines en 1865,
qui recelait quelque 65 000 objets, y compris quelque 50 000 pièces d'une valeur de plus de 75 million dollars.
Photo AFP

Alors tout le travail de Colin Martin, qui écrit là  un véritable manifeste, consiste à montrer ce qu’est l’archéologie sous les eaux, les différentes découvertes, les moyens de conservation et il aborde dans un dernier temps le problème du trésor. Car comme il le dit : « Contrary to popular belief, most historic shipwrecks do not contain ‘treasure ». Un trésor tout d’abord en archéologie, c’est un ensemble d’objet en métaux précieux. Un  terme donc générique et qui n’a rien à voir avec nos visions fantasmées. De plus les découvertes que l’on fait sont toujours des trésors pour l’archéologie qui essaie de reconstituer la vie des sociétés anciennes. Pour le grand public c’est un amas de pièces d’or et d’objets étranges ayant coulé lors d’une tempête. Non, nous étudions des hommes, leur façon de concevoir le monde, de communiquer les uns avec les autres, leurs techniques… Ainsi comme nous l’avons dit pour Ulu Burun, ne serait-ce qu’un prélèvement et une analyse physico chimique d’une amphore permet de retracer une partie du circuit maritime d’une épave. N’est-ce pas plus excitant qu’une simple pièce d’or?

Malheureusement les médias ne diffusent que ce genre de découvertes, comme ce bateau au large de l’Irlande qui contenait 220 tonnes de lingots d’argent estimé à 150 millions d’euros. Et encore une fois l’épave, coulée en 1941 par les allemands, a été détectée par des chercheurs américains en 2011 et qui vont également la remonter. Comme si la découverte de ces trésors comme ils le disent dans cet article « colossaux » était le remède à la crise. Mais la crise actuelle n’est-elle pas plutôt la crise du savoir?

Petite vidéo tout de même pour voir ce qu’il en est de l’épave, avant que l’on en retire l’intégralité des lingots sans aucune étude de contexte, pour quoi faire?…


Le scaphandre autonome, un blog wordpress.

Ce blog hébergé par wordpress a été créé par des étudiants en deuxième année d’archéologie, à l’université de Paris 1 – Panthéon Sorbonne dans le cadre d’un TD de Ressources Numériques. Tout comme l’est notre blog. Leur but est de parcourir internet et de trouver des informations pertinentes pour leur sujet : “Le scaphandre autonome.” Ils abordent notamment son histoire, sa réalité actuelle (composants, réglementation et risques), ainsi que son utilisation au sein de l’archéologie. Toutes ces rubriques répondent à la problématique suivante : ” Le scaphandre autonome : une évolution technique qui permet le développement de l’archéologie en milieu immergé.”

Le scaphandre autonome, dont l’évolution peut être suivie sur le site français « L’archéologie sous les mers » (voir notre article) est un dispositif individuel qui permet à un plongeur d’évoluer librement en plongée avec une réserve de gaz respirable. Il est donc fondamental pour fouiller durablement en archéologie sous-marine ou subaquatique et c’est pour cela que la présentation d’un tel blog semble essentielle.

Nous avons donc vu là trois points de vue différents. Celui d’un amateur, d’un spécialiste et d’étudiants en archéologie. Notre entrée dans l’internet 2.0 permet donc à un plus large spectre de personnes de créer du contenu. A juste titre? Reprenons ici l’article de Wikipédia qui comme nous l’avons déjà dit reste très juste la plupart du temps : « Le Web 2.0 est une évolution du Web vers plus de simplicité (ne nécessitant pas de grandes connaissances techniques ni informatiques pour les utilisateurs) et d’interactivité (permettant à chacun de contribuer sous différentes formes) ».

Cette dimension du web et l’utilisation de blogs par exemple nous permet à tous d’échanger nos connaissances, de réfléchir sur des sujets divers, et ainsi d’améliorer nos idées par le débat. Car seul en lisant un livre, que dire? La volonté de la création de la République des lettres à la Renaissance se faisait justement par l’échange épistolaire. Aujourd’hui nous avons la chance de pouvoir échanger avec des personnalités différentes aux quatre coins de la terre en temps réel. Malgré les risques que cela peut comporter, on peut tout de même garder notre esprit critique et au contraire l’aiguiser de plus en plus en sachant reconnaître les sources fiables.

Publié par : Archeologiesubaquatique | mars 20, 2012

Musées

Les visites virtuelles sur internet ne devraient pas tuer les musées, au contraire, un bon site donne envie de visiter en vrai le musée. Voyons voir ce qu’il en est des sites sur les musées consacrés à l’archéologie subaquatique ou sous-marine.

The Dover Museum – Bronze Age Boat.

Site internet du Musée de Douvres (Dover, Grande-Bretagne) est consacré à la découverte d’un bateau de l’Âge du Bronze en 1992. Douvre est situé à l’est de la Grande Bretagne et est le point d’arrivée si vous prenez le ferry à partir de la ville de Calais, au cas où! C’est donc un lieu de passage, très fréquenté, mais justement le musée ne devrait-il pas mettre en valeur ses collections pour donner envie aux visiteurs? Etant passé par Douvres, je n’ai vu aucun panneau indiquant la direction du musée, chose étrange.

Le musée est l’un des plus anciens musées de la région du Kent, fondé il y a environ 150 ans, en 1836. En 1991 il fut déplacé dans un nouveau bâtiment à la façade victorienne. Une partie du musée est dédiée à l’historie du développement de la ville et de son port.

En réalité, concernant notre sujet, le musé ne consacre qu’une galerie au bateau de l’âge du Bronze. Pour autant l’épave est considéré comme « an internationally important archaeological discovery ». C’est-à-dire qu’il relève d’une très grande importance pour la recherche scientifique, archéologique. Alors, le site devrait être à la hauteur de ces enjeux n’est-ce pas?

En guise de visite, on a une simple description. La galerie du bateau a été ajoutée récemment, elle raconte la fouille et la préservation du bateau en explorant des thèmes majeurs de l’âge du Bronze à travers la présentations d’artefact, des répliques, des vidéos, des outils intéractifs et des panneaux illustrés. Certes, mais pourquoi ne pas rajouter des images ou des vidéos? Pour ce bateau qui semble si important n’a pas droit à une présentation plus conséquente? La liste des donateurs laisse pourtant présumer que le musée a des financements, peut-être non suffisants. En tout cas le travail de leur site web ne semble pas être une priorité.

Le site est construit de la manière suivante. Les couleurs sont très sombres et la page d’accueil peu attractive. Tout est écrit avec la même police, seul la grosseur des caractères change. C’est assez monotone.  Des onglets situés sur le haut vous trace le parcours de la manière suivante. Tout d’abord la catégorie « Home », courante, vous présente le musée, son accès. En somme des questions pratiques avec quelques photos du musée. Ensuite le traditionnel « About us » retrace les objectifs du musée, son histoire, son ordonnancement, sans images, rien.

Puis il présente l’histoire de la ville. Elle se fait sous forme de plusieurs petits articles, créant ainsi un découpage chronologique allant de la préhistoire à notre époque.

Concernant maintenant le bateau, la page de présentation est assez réduite… Pour simple illustration, une minuscule photo du bateau dans le musée entouré d’une vitre. Le texte ne présente que peu de choses. Beaucoup d’ambition, un bateau extraordinaire mais aucun travail sur la présentation et encore moins sur le contenu!!! Par contre citer les donateurs ça ils savent faire…

A force de chercher, car oui on met du temps, on finit par tomber sur cette page. Elle retrace la découverte, la fouille, la conservation, la reconstruction et le rassemblage des pièces du bateau. L’explication est simple, claire, mais en anglais uniquement avec des illustrations d’une très mauvaise qualité.  Ce n’est esthétiquement pas très plaisant, et cela ne donne pas envie de le lire même si le contenu demeure bon.

Et puis vous avez aussi la liste des actualités et événements du musée, une boutique mais aucune page avec des liens vers des institutions connexes.

Néanmoins, en tout petit sur la gauche vous avez l’onglet collections qui vous liste le bric à bric des oeuvres, artefacts ou encore écofacts présentés. Comme par exemple des fossiles. Ce que je ne comprends c’est pourquoi dans « Collections » on a un article sur les nageurs qui ont traversé la Manche? On constate un manque d’organisation flagrant!

Vous pouvez également consulter des articles plus spécialisés (enfin…) sur le lien suivant, dans « Articles and Factsheets ».

En somme le site semble très mal organisé et nous fait rêver à propos de l’importance du bateau alors que leur site web est incapable de le mettre en valeur.

Museo Nacional de Arqueologia Maritima.

La présentation du site fait toute la différence! Le musée est présenté dans la section « Museos » du site du gouvernement espagnol. Celui-ci est disponible en de nombreuses langues comme le français, et il présente de nombreux aspects culturels de l’Espagne comme l’art Mudéjar. La liste des onglets en haut se constitue de la manière suivante : « Location, Styles, Themes, Public, Region, Indexes ». Vous trouverez la section « Museos » dans « Themes ». Ceux-ci sont également triés par thème. Celui que nous présentons se place dans archéologie.

Le musée national d’archéologie maritime se situe dans la ville de Carthagènes (Murcie) et nous propose de découvrir l’histoire des profondeur du pays.

Le musée national d’archéologie sous-marine ARQUA permet de découvrir l’histoire de notre héritage culturel submergé. Il est composé de deux grandes sections. « La première, intitulée « Patrimoine culturel sous-marin », se concentre sur la description de la méthodologie employée dans les fouilles sous-marines et se distingue par l’exposition d’une réplique de l’un des bateaux de l’époque phénicienne (VIIe siècle av. J.-C.) découvert à Mazarrón. L’autre section, « Mare Hibericum », invite à découvrir la péninsule ibérique à travers la dynamique historique et commerciale de l’Antiquité au XIXe siècle« .

Le site est très agréable à visiter et les illustrations nombreuses et de bonne qualité. Le projet « Spain is culture » du gouvernement espagnol est donc très intéractif, il s’appuie sur les outils numériques pour diffuser un grand nombre d’informations et pour donner envie de connaître, visiter le pays.

Vous avez accès ici à l’ensemble des collections de la section subaquatique du musée. Les objets sont tous numérisés et fortement décrits par des fiches, comme par exemple cette ancre en pierre.

En somme, les informations sont nombreuses, illustrées, claires et l’esthétique du site fait plaisir aux yeux pour une fois. On nous donne une image positive d’un musée qui s’ancre dans son siècle et qui a recours aux outils numériques.

Vous pouvez également visité le site du musée d’archéologie subaquatique de Bodrum. Il se situe en Turquie, près de l’endroit où a été découvert l’épave d’Ulu Burun dont nous avons parlé dans plusieurs articles (INA et Ulu Burun). A l’origine c’était un château dont l’histoire est retracée sur plusieurs pages. Celui-ci est devenu officiellement un musée en 1961. Une page vous propose de comprendre ses objectifs, son histoire, l’organisation de ses différents départements. Ainsi que des pages pour les informations pratiques (horaires et prix et localisation). Le site n’est franchement pas très complet, peu illustré. Mis à part la partie historique, l’esthétique, l’organisation et la présentation des informations ne donne pas très envie de le visiter. C’est dommage quand on sait tout ce qu’il peut nous révéler!

Publié par : Archeologiesubaquatique | mars 20, 2012

Les associations en archéologie subaquatique

Durant nos recherches, nous avons constaté qu’il existait de nombreuses associations mêlant à la fois professionnels et amateurs, dont le but commun est de promouvoir la recherche scientifique tout en essayant de conserver, préserver, transmettre les découvertes.

ARESMAR

Il y a donc tout d’abord  le site de l’Association pour les Recherches Sous-Marines en Roussillon qui permet de se tenir au courant de l’actualité régionale française et ainsi d’approcher la recherche d’un point de vue plus locale. Sa création est le résultat de la collaboration instaurée entre les archéologues effectuant des fouilles sous-marines à Port-Vendres et les géologues de l’Université de Perpignan oeuvrant dans le Laboratoire de Recherches en Sédimentologie Marine (IMAGES).

Le site présente les différents projets réalisés et des notions générales comme l’architecture navale. Les photos ne sont pas très nombreuses mais le texte et clair, tout comme ses schémas. On peut grâce à une présentation mise en ligne découvrir l’intérêt des fouilles faites à Port-Vendres.

Pour autant le site reste très général…

SEAS.

Un site est également consacré à l’association française SEAS crée en 1999 dont le but est de développer la recherche, la formation et l’information. Cette équipe est composée d’archéologues, historiens et passionnés d’archéologie subaquatique. Le site est très peu fourni comparé à celui de l’ARESMAR. Il renvoie certes des liens nous dirigeant à des blogs dédiés plus spécifiquement à une fouille comme par exemple l’épave de la Mortella III. Ce blog hébergé sur WordPress présente le déroulement des fouille sous forme d’un journal de bord grandement illustré.
Le site propose aussi des informations sur sa formation (NAS) dont le but est de professionnaliser la recherche.

Le GRASM.

Le Groupe de Recherche Archéologique Sous-Marine est d’abord une école de plongée, qui s’est créé en 1972.
Ce club de plongée associatif affilié à la Fédération Française de plongée (FFESSM).
En plus des formations, leur vocation est entre autre la recherche en archéologie sous-marine.
Des opérations de prospections, de sondages et de fouilles sont organisées par l’association. Leurs recherches se font avec des autorisations délivrées par le Ministère de la Culture.
Le site n’est actuellement pas très riche en information concernant l’archéologie sous marine. Uniquement une petite page est consacrée à la présentation de leurs travaux.
Mais une partie est en construction et a pour objectif de présenter les différentes fouilles effectuées au sein du GRASM.

En ce moment ils travaillent sur deux chantiers:
– L’épave hispano-romaine de Tiboulen de Maïre.
– Le port antique de Pomègue.

Les aspects qui sont essentiellement mis en avant sont l’exploration et la formation (professionnelle ou non), ainsi que les plongées aux mélanges qu’ils pratiquent, comme la plongée Nitrox, recycleurs semi-fermés, et trimix. Ces aspects techniques de la plongée sont rapidement mais clairement expliqués.
Et au sujet de l’archéologie, il faudra revenir visiter le site quand les pages seront faites…

le GRAN : Groupe de Recherche en Archéologie Navale., un site qui permet de se tenir au courant de l’actualité des fouilles et des projets en archéologie subaquatique.

Le GRAN a regroupé en 1982 dans une Association selon la loi de 1901, une équipe d’archéologues, d’historiens, de spécialistes de la plongée, de l’intervention sous la mer et d’experts de disciplines diverses.

Avec plus de 30 ans d’activités soutenues, en s’appuyant sur un potentiel humain aux compétences très variées, le GRAN a accumulé une expérience considérable dans le domaine de la recherche archéologique (prospections, expertise, fouille), mais aussi dans celui de la gestion du patrimoine sous-marin aussi bien sur le plan juridique que sur le plan pratique. Elle reçoit notamment le soutien de l’INRAP.

Dans le cadre de son trentième anniversaire le GRAN propose deux pages présentant le programme des journées commémorant cet événement (le 24 et 25 Mars 2012).

Dans sa présentation, l’association met l’accent sur plusieurs éléments fondamentaux qui caractérisent leurs activités et intérêts : la recherche, le savoir faire, la transmission du savoir, la capacité d’action ainsi que la mise en valeur du patrimoine culturel sous-marin. Ainsi internet paraît le lieu privilégié pour une telle transmission, voyons si leur site convient à ces objectifs!

Dans la rubrique « Les missions » sont présentés chronologiquement les différents projets menés en 2010. Ah tiens étrange… Pourquoi, alors que le site est toujours actif et qu’il propose des événements en 2012, ne pas rajouter du contenu concernant les recherches récentes? Aucune recherche n’a été faite? Ou rien n’a encore été publié? Pourquoi ce manque d’information?

La présentation de l’information concernant les recherches en 2010 se fait de manière très simple, sous forme de journal agrémenté de quelques photos. Mais le contenu se base plus sur des éléments factuels et sur le ressenti des membres de l’équipe plutôt que sur un discours scientifique.

Lorsque l’on remarque la présence d’une base de donnée et que l’on clique dessus on est desuite emballé par la description suivante :

Le développement et la gestion de la base de données des Epaves archéologiques de Méditerranée sont assurés avec l’assistance financière de la Communauté européenne. Les points de vue qui y sont exposés reflètent l’opinion de leurs auteurs et de ce fait ne représentent en aucun cas le point de vue officiel de la Commission Européenne.

Seulement lorsque l’on clique sur les liens, ceux-ci sont introuvables… Dommage! Alors on ne peut que constater le manque latent d’informations d’ordre scientifique. Le site est donc très simplement présenté mais permet tout de même de connaître l’association de près.

DEGUWA : Société Allemande pour la Promotion de l’Archéologie Sous-Marine

Le regroupement des archéologues professionnels, des scientifiques d’autres disciplines et des plongeurs amateurs ou sportifs au sein de la DEGUWA a pour objectif de promouvoir l’intérêt pour la recherche et l’apprentissage dans le domaine de l’archéologie subaquatique, ainsi que la protection du patrimoine culturel sous-marin.

Une page en français vous permet de comprendre la nature du groupe de recherches et les conditions liées à la plongée sous-marine en général, comme le devoir de déclarer un site, une épave aux autorités locales.

Outre l’allemand, le reste du site est également disponible en anglais.

La caractéristique générale de ce site, c’est le qualité du texte mais aussi son abondance, ce qui le rend certainement moins attractif que les autres sites. Le groupe a également accentué le côté pratique et surtout éthique de leur activité. Avec ici des considérations sur l’archéologie subaquatique en général, son rôle et son importance en Allemagne, les activités passées, présentes et futures pour promouvoir le DEGUWA, et ce qu’il reste à faire. Une page est également liée à l’éthique et aux lois.

L’histoire et les activités
sont présentées de manière chronologique.

La plus grande partie du site est réservée aux expéditions. Des résumés d’expéditions sont proposés par pays. Cliquez sur la pays de votre choix (par exemple la France ou le Pérou) et découvrez une liste de rapports agrémentés de photographies. Le tout reste très clair et lisible. Néanmoins il ne semble pas être adressé à un large public. Les informations contrairement à d’autres sites, ne se limitent pas à une pure description mais à une véritable analyse scientifique et historique.

Le site est donc clair, toutefois peu attrayant. Comparé à d’autres sites, on pourrait dire qu’il s’adresse à un public plus qualifié voire professionnel tant les informations pratiques sur la discipline sont précises.

Le GRAS.

Le GRAS, le Groupement de Recherches Archéologiques Subaquatiques a comme but la recherche, l’étude et la sauvegarde des témoins historiques et archéologiques immergés.

Le G.R.A.S intervient dans les rivières, lacs, puits et tous milieux humides et s’intéresse à toutes les périodes de la préhistoire au présent.

Ses activités sont variées : prospections, sondages, fouilles, assistance aux archéologues terrestres gênés par la présence de l’eau.

Mais aussi les travaux post-fouille concernant le traitement des données comme la conservation, la restauration, le dessin, le photographie, le conditionnement et le stockage.

Un domaine également important: la diffusion des résultats. Elle est faite sous forme de rapports et publications, de conférences, ou d’expositions.

Le GRAS travaille aussi sur des projets d’archéologie expérimentale qui sont axés sur les activités fluviales du passé.

Le site du Gras est un site très riche, pas toujours très esthétique mais complet et varié!

En premier lieu, une page présente ce qu’est l‘archéologie subaquatique. C’est une présentation très complète, ou dans des sous parties des domaines différents sont abordés comme la législation, les différents acteurs importants, l’archéologie en rivière, les méthode de prospection (directs ou indirects), le méthodes de travail au moment des fouilles proprement dite, et le post-fouille.

Ensuite une partie est consacré aux recherches. Elles sont présenté par fleuves, ou rivière: la Seine, la Marne, l’Yerres, l’Oise. On peut voir aussi le travail de recherches fait dans les puits.

Après on a accès au travail fait sur l’archéologie expérimentale, mais une partie de la page est en cours de construction.

Comme depuis au moins 9000 ans on se déplace sur l’eau grâce à des bateaux, le Gras expose la navigation fluviale ancienne, en présentant différentes embarcations retrouvées.

Plus rare, les moulins, ceux de la Marne, sont présentés d’abord via une chronologie, puis par les techniques et les vestiges de fondations.

Appellé: le Musée virtuel, une page montre les objets trouvés dans diverses rivières lors des recherches du G.R.A.S.

Une importante bibliographie a été faite, certains articles sont téléchargeables. Ils concernent la navigation, les méthodes, ou les fleuves et rivières.

Il est aussi possible de trouver une liste de colloques, conférences, expositions ou interventions. (Et ce depuis 1986!) Et bien sur aussi une page très fournie en liens, sur l’archéologie subaquatique, fluviale, expérimentale….

Bref un site très riche et surtout concernant l’archéologie en milieu fluvial, ce qui est rare.

Nous avons également consacré un article entièrement à l’Association ADRAMAR que vous pouvez consulter ici. Ainsi qu’un article sur la « Franck Goddio Society ».

Publié par : Archeologiesubaquatique | mars 13, 2012

L’archéologie sous les mers

« L’archéologie sous les mers » est un site du gouvernement qui propose plusieurs rubriques intéressantes. Notamment sur les acteurs de la recherche, les différentes méthodes, les inventeurs (ceux découvrant les épaves) ainsi qu’une présentation de quelques sites.
La présentation est claire, ainsi que son organisation, et la documentation reste très complète. De plus il est fortement référencé car il est l’un des premiers à apparaître dans les différents moteurs de recherche concernant l’archéologie subaquatique. Néanmoins, les sites du gouvernement ont la particularité d’avoir un URL unique. Nous ne pouvons donc vous renvoyer sur d’autres pages spécifiques, mais juste vous guidez tout au long de votre visite.

Il est relié au DRASSM (Département des recherches archéologiques
subaquatiques et sous-marine) dont les locaux sont à Marseille. La direction des recherches archéologiques sous-marines créée en 1966 par André Malraux est devenue le 4 janvier 1996 le DRASSM. C’est un service à compétence nationale relevant de la direction générale des patrimoines du ministère de la Culture et de la Communication.

Nous avons ici dédié un article sur le DRASSM.

Contrairement à L’INRAP (Institut National de Recherche Archéologique Préventive, que nous présentons dans cet article) il n’y a pas de site spécifique référençant les recherches actuelles. Alors « L’archéologie sous les mers » pallie cette lacune. Malgré la richesse de la documentation, avec notamment une carte de répartition des sites et un résumé par site fouillé, si l’on compare ce site avec l’INA on constate un grand écart. Notamment concernant les illustrations peu nombreuses, le manque d’articles référencés. Nous en avons fait une description dans un article précédent que vous pouvez consulter ici.

Pour résumer, le site se construit de la manière suivante. Pas d’ordre spécifique, sur la page d’accueil vous avez le choix entre cinq onglets.

Un sur les découvreurs, qui vous présente un historique thématique allant des premiers découvreurs à l’évolution des découvertes, avec une attention toute particulière au scaphandre autonome.  Concernant cet outil essentiel, le site propose un historique intéressant, agrémenté d’images qui permet de bien visualiser l’évolution. Sous la forme d’une chronologie, vous pouvez comprendre comment l’homme a progressivement tenté de découvrir le fond des eaux depuis le Ier siècle av. J.-C., jusqu’à 1952.

Un autre onglet est dédié aux techniques. Celui-ci est encore subdivisé de manière thématique : Découvrir, Fouiller et restituer, Connaître, Conserver. Notons par ailleurs que c’est le titre de l’exposition menée par le DRASSM notamment. Nous la présentons dans cet article. Cet onglet vous propose de découvrir une série de courtes fiches, quelque peu illustrées. Le tout reste très didactique et accessible.

Un troisième onglet, Explorer les sites vous permet de découvrir les sites fouillés de la Manche Atlantique, du littoral français à Alexandrie, en passant par les « rivages lointains »… En cliquant sur l’un de ces hyperliens, vous êtes redirigés vers une carte des sites (sauf pour Alexandrie). Cliquez sur l’un d’entre eux et vous pourrez y consulter une courte fiche agrémentée d’images. Le site s’adresse décidément à un large public désireux d’apprendre.

Un quatrième onglé est dédié uniquement à la « Grotte Cosquer » que vous pouvez visiter en vous déplaçant sur la carte du site. En cliquant sur les points rouges un zoom est fait sous forme de photographie. La visite n’est donc pas intéractive. Est également présentée la particularité du site, son potentiel, la faune y vivant ainsi que les preuves d’une présence humaine.

Le dernier onglet est dédié aux acteurs de la recherche. Sont présentés les organismes de la recherche comme le DRASSM, les associations (GRAN, SEAS, nous les présentons dans cet article), les musées et les laboratoires.

Un lien sur la page d’accueil vous renvoie également vers une reconstitution de l’épave de la Dauphine dont nous parlons aussi dans notre article sur la Natière.

En somme, ce site est une référence incontournable, qui sans se perdre dans un discours trop scientifique, suit bien son objectif qui est celui de faire connaître, de restituer le savoir à un large spectre d’individus. Car finalement, il s’agit bien de notre histoire à tous.

Publié par : Archeologiesubaquatique | mars 12, 2012

National Geographic

Le magazine National Geographic est la publication officielle de la National Geographic Society, une société américaine dont le  premier numéro américain fut publié en 1888. C’est un magazine mensuel, ses thématiques sont la géographie, les sciences, l’histoire, la culture et la photographie, la vie animale, la protection des espèces menacées ou encore l’archéologie. Le magazine de février 2012 du National Geographic a été en grande partie dédié à la fouille d’une épave romaine dans le Rhône et plus précisément dans la ville d’Arles.
Cette revue a pour habitude à mon goût, de faire du sensationnel avec l’archéologie. Mais pas seulement, de nombreuses pages sont emplies de photographies nous présentant des scènes exceptionnelles comme des paysages ou des migrations d’animaux… j’en passe!

Quant aux premières de couverture, prenons l’exemple de l’exemplaire de février. Un court résumé de l’article est publié sur le site du National Geographic. Ce qui nous intéresse ici c’est de constater l’importance dédié aux grands frissons de l’archéologie. En effet si vous regardez la vidéo vous constaterez tout d’abord la musique digne d’un film d’action à vous hérisser les poils.. Le pire est à venir. On nous montre un homme (mais qui?) qui dans l’obscurité la plus totale fait jaillir avec sa petite lampe le mobilier archéologique sans même prendre la peine de le relever. Les interviews des différents acteurs de l’opération sont quelque peu coupées. En effet on entend uniquement parler du « danger » de la fouille, des difficultés rencontrées (de manière très brève) et de son caractère exceptionnel. On a parfois même du mal à entendre leurs paroles tant la musique est forte.
En somme on constate un gouffre entre l’article rédigé et paru dans la revue avec cette vidéo et la présentation de la fouille sur leur site. Pourquoi une telle différence entre le papier et le numérique? On sait que plus de personnes seront amenées à consulter le site web et à regarder une vidéo gratuite, plutôt que d’en acheter un exemplaire. Ou alors est-ce plutôt une stratégie d’approche pour attirer la curiosité du plus grand nombre en ayant recours à ce qui les met en haleine? J’entends par là tout ce qui nous fait rêver et rend le passé encore plus mystique. Est-ce là le rôle que doivent jouer les médias? Ou y a t-il un problème qui va bien au-delà et qui serait le manque de lien entre la communauté scientifique et le grand public?

A ce propos, notre avis nous intéresse! Si vous le désirez, consultez notre rubrique « Idées reçues » et participez à notre sondage sur le lien entre les médias et le grand public concernant l’archéologie.

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