Publié par : Archeologiesubaquatique | avril 10, 2012

Nordic Underwater Archaeology et la Société d’Archéologie Maritime du Morbihan

Les 2 sites internet du Nordic Underwater Archaeology (NUA) et de la Société Archéologie Maritime du Morbihan (SAMM) sont représentatifs de l’éparpillement des informations disponibles aujourd’hui.


Avec le NUA, nous accédons à une quantité impressionnante d’informations génériques numériques : adresses de musées, liste de projets, base littéraire, techniques de fouilles, etc…

Les références classées par domaine présentent lien après lien un rapide aperçu de leur objet en n’omettant pas de rappeler la spécificité archéologique sous-marine.
Une telle profusion confère aux informations ainsi mises à disposition un caractère quelque peu désincarné. L’expression d’une réalité tangible manque pour en apprécier toute la richesse. Les informations sont assez confuses et l’on ne sait trop comment se repérer, le manque d’organisation est donc flagrant.

 
En revanche, avec la base de données de la SAMM, le « concret sous-marin » occupe tout l’espace documentaire. Même si à première vue le site ne suit pas un plan clair et la page d’accueil est bombardée d’onglets sur des sujets très divers non regroupés par catégories.
Pour autant, la précision est flagrante concernant les informations historiques et de localisation recueillies par l’équipe d’archéologues sous marins qui ont prospecté, recensé les navires et capitalisé les recherches documentaires dans cette base de données. Celle-ci est une source documentaire formidable sur l’organisation des campagnes de fouille des épaves listées (et pour autant qu’il n’existerait pas d’interdits à l’organisation de ces fouilles, ce n’est qu’une hypothèse).

Le site recense 11.482 navires dont le vapeur Baigorry, et le paquebot Alfonse XII. Il existe une page qui met à disposition des fiches sur des épaves classées par ordre alphabétique. Vous pouvez ici lancer une recherche sur un bateau pour voir si celui-ci est recensé.
Bien évidemment, la mise en parallèle des 2 sites web n’a pour objet que d’illustrer la situation de 2 sites très riches en informations que tout oppose en apparence : d’un coté l’information numérique exclusive ne parle que d’archéologie sous-marine dans tous ses aspects, de l’autre coté l’information ne traite que de la réalité concrète des épaves et ignore totalement l’aspect potentiel archéologique sous-marin (à l’exception des moyens techniques utilisés).

 
Or, il n’y aurait que des avantages à mutualiser les sources : nouveaux apports à la recherche, tant du point de vue des techniques et moyens locaux déployés que de celui des approches et méthodes de l’archéologie sous-marine, nouveaux partenaires, contacts…
Le « vestige » est le mot-clé de l’archéologie. Artefact qui suscite et motive, son existence est attachée au monde du réel. L’archéologue sous-marin est un passionné qui entretient « sa flamme » avec le concret. Dans cet esprit, l’information numérique, certes nécessaire, reste insuffisante et un peu « tristounette ».
A l’inverse, il est dommage que la base de données des épaves de la SAMM (intégrée aujourd’hui au domaine public) ne figure pas parmi les références « liens web » d’organismes, qu’ils soient institutionnels comme le GRAN, le SEAS par exemple, ou pas (voir notre article sur les associations).

Publié par : Archeologiesubaquatique | avril 9, 2012

Les Hommes des lacs

Les Hommes des lacs

Ici nous sommes dans le Jura, au bord des lacs de Chalain et de Clairvaux. C’est un très beau site palafitte (structures sur pilotis qui forment les habitations lacustres des hommes préhistoriques), très simple et travaillé qui nous présente l’état des recherches dans ce milieu lacustre.

D’une manière très accessible on apprend beaucoup de choses sur la manière de vivre des hommes du Néolithique, il y a 5 000 ans.

Ces recherches sont faites par le Laboratoire de Chrono-écologie (UMR 6565, Centre National de la Recherche Scientifique et Université de Franche-Comté), et le Centre de Recherche Archéologique de la Vallée de l’Ain (C.R.A.V.A.). Ce sont aussi ces centres de recherche qui ont créé ce site internet.  L’url de ce site étant toujours le même, a  donc uniquement  été mis le lien de la page d’accueil du site. On peut remarquer qu’il en est de même pour la plupart des article du gouvernement, peut-être dans le but de protéger les données (ex : « Archéologie sous les mers »)

Il faut également noter que derrière le Laboratoire de Chronologie-écologie et le CRAVA, il faut voir le nom de Pierre et d’Anne-Marie Pétrequin (ethnoarchéologues, UMR 6249). Ils sont tous deux spécialistes du Néolithique des Alpes et de la France de l’Est. D’après le découpage chronologique spécifique à l’Université de Paris 1, le Néolithique s’étendrait en Europe (il commence plus tôt au Proche-Orient) d’environs 7500 av. J.-C., à 4500 J.-C., (début du Chalcolithique). Ces deux chercheurs s’intéressent plus précisément aux premières communautés agricoles, dont les lacs Chalain et Clairvaux 1, fouillés depuis 1970. D’après eux le principe de leur recherche serait de « Mettre des hypothèses ethnologiques , fondées sur l’observation de cultures contemporaines, à l’épreuve de cette archéologie du terrain ». Sans pour autant négliger l’apport de l’archéologie expérimentale. Chaque année ils retournent donc au contact de ces populations pour « réapprendre les gestes oubliés du temps de nos ancêtres ».

Le site se construit en 4 grandes parties :

Premièrement « Le territoire ». Nous est présenté la manière dont l’espace était appréhendé par les hommes qui s’étaient installés là. Ce territoire est présenté sous les aspects de la cueillette, de l’agriculture (dont les techniques utilisées sont abordées), de la localisation des champs et des espèces qui sont domestiquées. Après cela, nous pouvons voir l’organisation de l’élevage, de la pêche, de la chasse et de l’exploitation de la forêt.

Ensuite sous forme de zoom, c’est le village qui nous intéresse. Il est présenté sous différents aspects.

Tout d’abord, « Un village au bord de lac ? ». On se pose ici la question de savoir comment et pourquoi avoir choisi cet espace pour installer un village. Le côté défensif et les aspects liés à la pêche sont mis en avant pour répondre à cette question.

Cette problématique nous amène à la partie sur l’espace villageois, où l’on tente de comprendre comme se sont organisées les maisons à l’intérieur de l’enceinte du village, cinq sites se trouvant autour du lac de Chalain viennent, comme exemple, y répondre.

Concernant le climat et la démographie, ces domaines sont développés via l’approvisionnement en bois de construction, les rendements agricoles, le travail de la céramique, le nombre de villages et l’histoire des populations des lacs.

Puis une question très importante pour le Néolithique est soulevée : celle des inégalités sociales. Ces propos sont appuyés par les exemples des marqueurs sociaux, des étoffes, du rapport aux dieux et aux offrandes. A ce propos, c’est le chercheur au CNRS et ancien directeur de l’INRAP  (de 2002 à 2008) Jean Paul Demoule qui a longuement développé ce point en archéologie. Vous pouvez ici visionner une conférence sur le site de l’INRAP. Elle s’intitule « Naissance des inégalités et prémisses de l’Etat :   » La révolution Néolithique dans le monde. Aux origines de l’emprise humaine sur le vivant ». Il illustre son propos très connu sur les inégalités sociales qui seraient nées à partir de cette époque. Je vous encourage à regarder cette conférence car elle illustre bien le point de vue qu’ont généralement les archéologues spécialistes en Protohistoire européenne.

Puis ce sont les recherches faites autour de la mort qui prennent place dans la dernière page de cette partie.

Pour se rapprocher encore un peu de ces hommes, c’est maintenant leur habitat que le site souhaite nous faire découvrir. Et cela est fait avec une proximité avec laquelle nous ne sommes pas habitués. Nous rentrons ici presque dans l’intimité domestique par la visite d’une maison. Et là c’est le  travail de l’archéologie expérimentale. Une page est consacrée aux méthodes de construction de ces maisons. Et pour clore cette partie on a accès à la cuisine. Quelques de recettes néolithiques nous sont même proposées ! Bon appétit !

Dans la partie qui suit, ce sont les recherches qui nous intéressent. Les recherches sont abordées sous différents aspects. Tout d’abord ce sont les méthodes de fouille en bord de lac qui sont présentées, avec notamment les prospections et sondages, ainsi que la stratigraphie (étude successive des différentes couches de la terre que l’on nomme unité stratigraphique, celles-ci peuvent être anthropiques ou naturelles) . Une grande place est accordée ici aux différentes problématiques liées aux vestiges : le dégagement des objets, des grands ensembles, les restes organiques et la conservation des matériaux périssables.

Dans la partie suivante la question posée est celle de l’avenir des lacs, des sites archéologiques et de leur protection.

De manière très formelle les acteurs de la recherche sont listés.

Et enfin ce sont les différentes formes de datation qui sont exposés : la dendrochronologie, la carpologie et la palynologie. Les explications faites à partir de mots qui peuvent impressionner sont très claires.  Cette remarque est d’ailleurs valable pour l’ensemble du site!

La promenade : on peut comprendre l’organisation des villages autour d’abord du lac de Chalain puis de celui de Clairvaux. Les sites archéologiques sont disposés sur une vue satellite des lacs et en cliquant dessus, on accède à une explication de chacun de ces lieux.

Une page intitulée « Guide pratique » donne accès à des informations sur l’archéologie expérimentale, le musée d’archéologie de Lons-le-Saunier, le centre de recherches du CRAVA. Cette page propose aussi des itinéraires de promenade avec des belvédères naturels d’où il est possible d’appréhender l’espace où ces hommes du Néolithique ont vécu. Car les sites archéologiques ne sont pas accessibles au public. On a donc là la mise à disposition d’éléments scientifiques qui normalement ne sont pas visibles hors internet. D’où là tout l’intérêt d’utiliser les outils numériques, le web pour faire partager la connaissance scientifique à un plus large spectre d’individus.

Et bien sûr pour finir le panorama de ce site internet une bibliographie est donnée. Les ouvrages sont classés suivant ceux destinés au grand public ou aux spécialistes, les articles de référence, ainsi que quelques films.

Est également proposée une petite chronologie, qui comme le reste rend les périodes du Néolithique et des Âges des métaux très compréhensibles.

C’est un site que nous avons beaucoup apprécié, bien sur entre autre parce qu’il traite d’une période qui nous intéresse tout particulièrement. Mais aussi parce qu’il se veut très complet, facile d’accès, très travaillé d’un point de vue esthétique et surtout, il est didactique. Les images et les illustrations sont de qualité et la mise en page est claire, aérée. Tout a été réfléchi et il est agréable d’apprendre dans cet environnement.

Publié par : Archeologiesubaquatique | avril 9, 2012

Le lac de Paladru

Le lac de Paladru.



Le lac de Paladru, se situe en Isère. Les recherches archéologiques, commencées dans les années 70, ont dévoilé une histoire encore peu renseignée par l’archéologie : celle des sociétés néolithiques et des débuts de l’An Mil.

Le site présenté ici est celui du musée archéologique du lac de Paladru.

Dans la partie « musée », le site archéologique ainsi que le musée sont rapidement présentés. Puis les activités de l’association « Maison de pays » sont décrites. L’association prend part, entre autre, à la gestion d’une partie du musée. Ses différents rapports d’activités sont accessibles. Il y a l’agenda qui permet de retrouver les actualités du musée, des évènements sont prévus jusqu’en août 2012.

On retrouve des photos de « Creuse-moi une pirogue », évènement qui s’est déroulé en juillet 2011. Il s’agissait d’un travail d’archéologie expérimentale. L’objectif était de réaliser des pirogues avec des copies d’outils d’époque.

La présentation de l’exposition permanente est divisée en deux avec les présentations des deux sites archéologiques découverts : Le village des « Baigneurs », datant de la fin du Néolithique et l’habitat médiéval de Colletière. Ce sont les objets trouvés durant les fouilles qui sont visibles dans cette exposition.

Une page est ensuite consacrée aux expositions temporaires. Puis six expositions itinérantes sont présentées. Chaque exposition est décrite, le site donne accès également aux tarifs, et aux différentes conditions de location. Plusieurs ateliers éducatifs ont également été mis en place par ce musée.

Et enfin le site expose dans la partie Chantier archéologique l’historique des découvertes. Les fouilles subaquatiques ont ici une place importante, car le lac est devenu un lieu d’expérimentation de ces techniques de fouilles.

C’est un site bien fait, organisé et simple d’accès qui donne envie de visiter d’une part le musée et aussi de participer à une fouille dans ce lac !

Publié par : Archeologiesubaquatique | avril 9, 2012

La Natière

La Natière.

Ce site présente la baie de Saint-Malo, qui a été le lieu de nombreux naufrages. Cette baie a été en même temps un endroit de mouvement maritime important et un espace hostile et dangereux. C’est donc maintenant au fond des mers que les archéologues cherchent via les épaves, les traces de ce passé.
Il a été réalisé par Michel L’Hour, le co-directeur des fouilles de la Natière et directeur de la DRASSM et par Elisabeth Veyrat, également co-directeur de la fouille et ingénieur d’étude au DRASSM.

Le site se présente en cinq parties:
La baie de Saint-Malo,
– Construction navale,
– La vie à bord,
– Echanges et navigation,
– Les recherches archéologiques.

Dans la première partie la baie est présentée de la manière suivante. Est décrite la ville de Saint-Malo vers 1700. Puis le site de la Natière où sont présentés : les investigations faites, les projets de fouilles et les deux épaves de La Dauphine et celle de L’aimable Grenot.

Nous passons ensuite à une partie consacrée la construction navale: les charpentes de La Dauphine et de L’aimable Grenot sont ici très bien étudiées et détaillées. Toute cette partie est très intéressante et est très bien documentée.

Nous montons maintenant à bord de ces navires par la présentation de la vie à bord. Ce travail est réalisé à partir des découvertes faites en grande partie lors des fouilles. On nous décrit l‘organisation architecturale dans une partie intitulée : « Un espace exigu ». Et là, on découvre entre autre une chaussure, des boutons, des fragments de tissus. Autant d’éléments qui nous informent sur la vie de l’équipage.
Une description très illustrée est faite. Des canons et des armes retrouvés dans les épaves, ainsi que différents objets découverts sont présentés. Certains sont liés à la vie quotidienne, d’autre à la navigation. Une grande partie est aussi dédiée au repas et à la cuisine, ou encore aux loisirs ou dans une tout autre domaine : la religion ou la maladie et la mort, ici les découvertes faites sont surprenantes !

L’avant dernière partie est consacrée aux échanges et à la navigation. On découvre ici les circuits d’échanges, avec le contexte historique et les capitaines des navires de La Dauphine et L’aimable Grenot. Cette partie est beaucoup plus historique que les précédentes.

Nous arrivons enfin aux les recherches archéologiques, avec comme dans la plus part des bons sites, une présentation des méthodes et techniques de fouille, une présentation du travail post-fouille et de la conservation et restauration des objets, ainsi que le travail d’identification des épaves.
Le DRASSM et l’ADRAMAR possèdent une place dans ce site puisque le travail dans cette baie est en partie réalisé par ces organismes. Cette partie nous montre également le travail de médiation fait avec le public.

En descendant vers le bas de la page comme une descente dans les profondeurs, des vidéos nous exposent différentes étapes du travail archéologique sous-marin. On peut assister au des relevé d’une pièce architecturale à l’aide d’un fil a plomb et d’un mètre. Ou l’étiquetage de structures d’une épave et leur numérotation. Le dégagement d’un baquet en bois, et le prélèvement d’un maillet à fourrer les cordages, la réalisation de la couverture photographique, la fixation d’une suceuse ou encore la vue générale carroyage.

On peut aussi voir une reconstitution 3D d’une épave de la Natière, qui nous fait découvrir La Dauphine.

Le site est très travaillé d’un point de vue esthétique, peu être un peu trop. Car le graphisme ne procure pas toujours une bonne lisibilité. Mais, le site a mis en ligne de très beaux documents (comme des cartes anciennes, des gravures et beaucoup de photos prises lors des fouilles). Les recherches iconographiques pour illustrer les propos sont importantes et de bonne qualité. L’esthétique du site est en accord avec les textes eux aussi très bien rédigés. C’est un site qu’il faut prendre le temps de découvrir parce que très complet et très riche en images.

Publié par : Archeologiesubaquatique | avril 9, 2012

« Franck Goddio society »

La « Franck Goddio society » est spécialisée dans la recherche archéologique sous-marine, essentiellement en Méditerranée au large de l’Egypte. Avec le soutien de la fondation Hilti et le conseil scientifique du Centre d’Archéologie Maritime à l’Université d’Oxford, F. Goddio fédère une équipe de plongeurs archéologues autour de lui, et collabore avec experts et scientifiques internationaux.

Le site internet de la société raconte la vie de cette équipe : ses projets, ses résultats, découvertes et la couverture médiatique déployée pour faire connaître au plus large public ses réalisations.

Très claire, la page d’accueil du site focalise sur les événements les plus récents : rapport des missions 2011 pour les projets Alexandrie et Canope, exposition Cléopâtre en cours à Milwaukee USA.
Les onglets d’accès aux données relatives aux projets archéologiques de l’équipe d’une part, et aux onglets traitant de communication tels que la présentation de la société, de l’équipe, ses objectifs et résultats d’autre part sont disposés en bandeau autour de la page.

Chaque projet de fouille est très documenté : une place centrale est consacrée aux contexte du projet d’Alexandrie, à l’objet historique (what, when, where), le tout agrémenté de photos et vidéos superbes.

En périphérie de page les « archives documentaires » du projet suivent les campagnes annuelles de fouilles, les événements médiatiques montés autour des résultats (presse, expositions,…) avec d’autres photos/vidéos ou cartes toujours aussi belles. Une bibliographie et une webographie associées aux événements du projet (ouvrages, articles, lien ..) sont également disponibles.

Une page internet spécifique présente une galerie de photos  classées par projet archéologique et par opération événementielle organisée de par le monde (Yokohama, Paris, Madrid,..). Tout est de grande qualité picturale. On peut noter que tout membre associé de la société (adhésion gratuite) peut télécharger des photos.

 

Une autre page spécifique est consacrée aux aspects technologiques de la plongée archéologique : ses contraintes, ses modes opératoires, ses limites et les moyens scientifiques d’exploration (sonar à balayage latéral) , écho sondeur,etc…). Grâce à la terminologie choisie, la pédagogie est efficace et la finalité de ces appareillages techniques très sophistiqués devient accessible.

Pour les enfants, quelques jeux basiques sont disponibles en ligne sur une page dédiée.

Des supports médiatiques réalisés autour de ces recherches sont proposés dans une boutique en ligne
(ouvrages, videos (lien : http://www.franckgoddio.org/Sitemap/Shop/Book.aspx ) ), et dans une page où tous les articles publiés sur les projets sont disponibles en fichier pdf classés par langue.

Une série de liens vers différents acteurs de la société sont également disponibles.

 

Publié par : Archeologiesubaquatique | avril 9, 2012

Musée de la Bibliothèque d’Alexandrie

Dans les années 1990, les autorités égyptiennes ont décidé de créer un musée d’antiquités au sein du complexe culturel de la Bibliotheca Alexandrina (BA), pour héberger sur place les objets datés des époques hellénistique, romaine et byzantine découverts lors des travaux de fondation de ladite bibliothèque.

Le site internet actuel du Musée des Antiquités (ouvert fin 2001 avec un millier de pièces) propose au public depuis mi 2010 les œuvres déjà citées auxquelles sont ajoutées celles repêchées en 2000 à proximité du port Est d’Alexandrie et de la baie d’Aboukir.

La BA héberge tous les sites internet des établissements muséaux du complexe culturel : Musée des Antiquités, musée des manuscrits, etc… 4 musées au total.

Pour refléter la richesse de l’histoire multiculturelle de l’Egypte, la page d’accueil du Musée des Antiquités met d’emblée l’accent sur ses collections thématiques. Une sélection des programmes (conférences, ateliers) destinés à éveiller le sens artistique et la sensibilité archéologique égyptienne des enfants complète cette page d’accueil.

La visite virtuelle du musée donne à penser que sa muséographie est agréable et sa visite confortable : clarté mesurée des lieux, espace dégagé autour des pièces, éclairage des œuvres adapté. On voit là le rôle des outils numériques qui loin de faire chuter le nombre de visiteurs, par leur côté attractif, donnent envie de s’y rendre avec l’esprit déjà éclairé, guidé.

Chaque collection (égyptienne, gréco-romaine, bizantine, islamique,…) suit un même schéma de présentation : localisation de la collection sur un plan inter-actif, présentation historique et artistique de l’époque ; vision vidéo panoramique sur 360° ou presque du département montrant quelques œuvres sélectionnées dans la collection (grâce à un regroupement en un seul lieu) et présentation des pièces du département par vignette. Une fonction zoom sur les vignettes des pièces présentées permet d’en connaître les caractéristiques et d’en apprécier certains détails.

La mutualisation des pièces du musée dans une base de données permet une recherche à partir de leur caractéristiques : catégorie, datation, lieu de découverte, matière, dimension et localisation dans le musée. Un conseil : il faut privilégier « la recherche simple ». Ce qui paraît fort intéressant, c’est que lorsque vous cliquez sur une oeuvre, une fiche complète vous la présente et surtout, vous la situe à l’intérieur du musée. Il semble alors judicieux de faire une « pré-visite » en choisissant les oeuvres selon os goûts et ainsi mieux se repérer en préparant le tout avant d’aller au musée. Les outils numériques encore une fois nous permettent de mieux comprendre ce que l’on voit, sans passer des heures à déambuler dans un musée sans le comprendre.

Le site web accorde un grand intérêt aux actualités en rapport avec l’égyptologie (plutôt terrestre que sous-marine) : une page spécifique est consacrée aux nouveautés, événements, presse, égyptologie locale et mondiale ou conférences, colloques et expositions.

Enfin les liens correspondant aux musées qui abritent des collections égyptiennes à travers le monde, aux centres de recherche spécialisés en égyptologie et aux ressources de recherche en ligne sont proposés.

Une page est dédiée au département des « Trésors engloutis » du musée. La page présente quelques  éléments archéologiques repêchés du Port Est d’Alexandrie et de la baie d’Aboukir. C’est-à-dire là où se situait le Grand Port d’Alexandrie.  Sont donc montrées des artefacts comme les fameuses pièces de monnaie objets de parure précieux. Mais  la collection révèle des sculptes à la facture unique comme ce drapé mouillé que vous pouvez ici admirer en illustration l’équipe de Franck Goddio ayant travaillé en coopération avec le Conseil Suprême des Antiquités Egyptiennes. Président de l’Institut Européen d’Archéologie Sous-Marine, Franck Goddio a entrepris les fouilles subaquatiques à la ville d’Alexandrie dès 1992. Nous en parlons dans cet article.


C’est un site très riche : matière documentaire hébergée ou accessible par lien, photographies de bonne qualité. On y circule agréablement car c’est clair et synthétique. Avec un peu plus d’emphase autour des présentations photographiques ou filmées des pièces (conditions de mise au jour, plongées sous marines, etc …), le site prendrait davantage « d’épaisseur » .

Vous pouvez également consulter ce site qui présente l’exposition qui eut lieu à Alexandrie en 2003. Celle-ci était itinérante et se nommait «Archéologie sous les mers». Elle eut lieu de 1998 à 2003 (Nice, Marseille, Paris, Le Caire, Port-Saïd, Alexandrie). Sa réalisation est le fait de la collaboration entre le Ministère de la culture (MRT-DRASSM) et la Fondation Maison des Sciences de l’Homme. Sa thématique était : « Découvrir, Fouiller et restituer, Connaître, Conserver ». Est ici présentée l’exposition en quelques mots et photographies. Les découvertes furent en grande partie faites par la Franck Goddio Society qui ici par le biais d’une vidéo explique son entreprise. Le site n’est pas très complet et un peu brouillon car il propose de visionner tous les acteurs de la fouille et les différents projets menés au Caire, Alexandrie. Seulement le site ne s’axe pas sur l’exposition et ne nous en donne pas un grand aperçu.

Publié par : Archeologiesubaquatique | avril 9, 2012

James Cameron et la théorie de la banane

Le réalisateur du Titanic, après de nombreuses années de recherche pour le National Geographic, a émis une nouvelle hypothèse concernant le naufrage de ce navire qui a eu lieu rappelons-le il y a désormais 100 ans. Elle consiste à montrer que tout comme la banane, la peau du fruit représentant le plancher inférieur de l’épave, elle serait restée intacte alors que le reste de l’épave se serait brisé en deux, ralentissant alors la destruction du bateau. Ce référencement se fait en complément de nos deux articles (tous deux liés) sur le Titanic et James Cameron.

Publié par : Archeologiesubaquatique | avril 8, 2012

Les Institutions Etrangères

photo: Shane Wasik

Nous allons, dans cet article, tenter de recenser quelques unes des grandes Institutions étrangères traitant de l’archéologie subaquatique.

Nous verrons ainsi les différentes approches que peuvent avoir ces pays face à la recherche archéologique et sous-marine. 

UNESCO

Devons nous le rappeler, il s’agit de l‘Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture. Depuis 2001, l’Organisation a signé une convention afin de protéger le patrimoine culturel subaquatique.

Par « Patrimoine culturel subaquatique » l’organisation tient à préciser qu’il s’agit de « toutes les traces d’existence humaine présentant un caractère culturel, historique ou archéologique qui sont immergées, partiellement ou totalement, périodiquement ou en permanence, depuis 100 ans au moins… »

On peut trouver sur le site tous les détails de cette convention.

En résumé, les grands principes seraient:

  • L’obligation de préserver le patrimoine culturel subaquatique,
  • Que le premier choix de conservation doit être in situ,
  • Un refus d’exploitation commerciale de ce patrimoine,
  • L’engagement à la formation et au partage des connaissance.

Institute of  Nautical Archaeology

Cette institution est un grand organisme américain dédié à la recherche scientifique de laboratoire et de terrain.  Elle est liée au programme de l’Université du Texas en archéologie subaquatique, dont le fil directeur des recherches est l’histoire de la construction des navires en bois, du commerce maritime, les cargos et les ports anciens, à travers les âges, ainsi que sur les techniques utilisées pour conserver, et analyser tous les vestiges de ces activités sous-marines.

L’épave d’Ulu Burun (parmi les figures célèbres : George Bass, Cemal Pulak) abordée par ailleurs dans un autre de nos articles, fut étudiée par l’équipe de recherche de cette institution.

Le site de l’Institution contient également des informations sur le contenu du parcours, les modalités d’inscription, ainsi qu’un aperçu des différents projets menés (voir ici notre article plus complet sur l’INA).

Australasian Institute for Maritime Archaeology

En résumé, cet institut se considère chargé avant tout des publications scientifiques et de la diffusion du savoir (voir ses objectifs principaux ici). Il est très actif au niveau des publications, des conférences, des journaux et entretient des relations étroites avec les agences gouvernementales pour la protection de l’environnement.

En effet, l’Australie, île donc entièrement entourée d’eau, est davantage concernée par tout ce qui touche les océans que nous ne le sommes en France. Son histoire en est bien sur beaucoup plus liée. Car tout ce qui est externe aux produits indigènes est forcément arrivé par voie maritime. L’étude des épaves reste donc primordiale.

De par les nombreux amateurs de plongée sous marine, l’Institut organise nombre de manifestations, comme par exemple celle d’un concours de photographies dont est extrait la première image de notre article.

photo: Sam Edmonds

photo: Damien Siviero

Hellenic Institute of Marine Archaeology

Voici un dernier institut, celui de l’Hellenic Instut of Marine Arachaeology situé à Athènes.

Cet institut est un organisme privé de non profit. Fondé dans les années 70, ses quelques 400 membres sont des bénévoles désireux d’aider la recherche en archéologie sous marine grecque ainsi que de participer à la promotion et la diffusion de tous les savoirs découlant de ces recherches abondantes.

C’est notamment grâce à cet organisme qu’une centaine de scientifiques actifs aujourd’hui en Grèce ont pu être formés.

Pour autant le site n’est pas très complet, malgré la présentation de quelques sites comme l’épave Pagasitikos.

En conclusion, malgré le fait que nous ne pouvons vous présenter tous les instituts qu’il serait utile de mentionner, des différences de mentalités se font néanmoins ressentir, en comparaison avec les instituts français.

En effet, malheureusement la France manque encore de véritables sources d’informations et de diffusion de connaissances scientifiques pour le grand public en ce qui concerne l’archéologie sous marine et subaquatique. Vous pouvez tout de même consulter le site « Archéologie sous les mers » qui reste très riche en informations, ainsi que notre article qui le présente. Enfin, vous pouvez également lire notre article sur le DRASSM, l’institut français chargé de la recherche en archéologie subaquatique et sous-marine que nous décrivons ici, et qui montre bien le manque de développement des sites web institutionnels français.

Les accès aux sites archéologiques, pour les touristes ou pour les passionnés se font bien moins facilement qu’en Australie ou aux États Unis. Vous pouvez le constater en consultant notre article sur les reconstitutions faites sur les sites lacustres des lacs Clairvaux 2 et Chalain, qui ne peuvent être visités. Pour pallier ce manque, une visite « virtuelle » est tout de même possible sur ces sites faits par le gouvernement. Vous trouverez plus d’informations et de liens sur notre article.

Certains organisme français gagneraient à s’internationaliser afin de, et dans un but de diffusion, toucher un public plus large et d’enrichir les échanges culturels. Néanmoins, on constate l’effort réalisé par le Gouvernement et le Ministère de la Culture pour mettre à disposition le savoir scientifique grâce à la réalisation de plusieurs sites web dédiés à la recherche et aux découverte (comme ceux que nous venons de vous citer).

Publié par : Archeologiesubaquatique | avril 5, 2012

James Cameron et la recherche scientifique

Après une remarque fortement pertinente de nos camarades dont nous vous recommandons le blog sur les soldats de terre cuite de l’Empereur Qin, je voudrais revenir sur notre article du Titanic et aborder à nouveau le thème suivant. En effet le film Titanic met l’accent sur le côté dramatique et émotionnel. Mais il serait judicieux de se pencher sur la figure de James Cameron qui n’est pas seulement un producteur de films a succès. Un événement récent a fait date. Comme le dit cet article du Monde : « James Cameron atteint le fond de la fosse des Mariannes ».

La photographie suivante prise par le National Geographic, présente le submersible « Deepsea Challenger » qui a permis au réalisateur d’explorer la fosse des Mariannes le 25 mars 2012. La fosse des Mariannes est « la fosse océanique la plus profonde actuellement connue et est l’endroit le plus profond de la croûte terrestre ». C’est donc un événement majeur qui a bouleversé le cours de la recherche scientifique puisque ont pu être réalisés une série de clichés et de vidéos montrant des espèces animales inconnues ainsi qu’une série de prélèvements par carrottages, méthode très courante en archéologie et géomorphologie qui consiste en l’action de retirer du sol un échantillon cylindrique. Cette méthode permet de réaliser des prélèvements, d’étudier la succession des sédiments et d’avoir alors une approche chronologique ; ainsi que d’étudier les différentes espèces végétales et animales présentes à ces différents moments.

L’article mentionne la réaction de l’océanographe Lisa Levin qui exprime l’idée suivante. La démarche de Cameron aurait le mérite de favoriser « le soutien du public ». Puisqu’elle pointe le fait qu’effectivement le financement des recherches sous-marines est en forte baisse. L’utilisation d’une telle personnalité rend l’événement plus attractif, ce record a largement été médiatisé et c’est pour cela que nous en parlons aujourd’hui! Elle ajoute ensuite : « Le Deepsea Challenge a le potentiel de sensibiliser le public bien plus que n’importe quelle espèce de découverte (…). James Cameron est le Jacques Cousteau des fonds marins. » Alors a quelle prix doit se faire la recherche scientifique? Quelles concessions devons-nous réaliser afin de poursuivre dignement nos métiers? Grâce à la diffusion de l’information, notamment par un tweet de James Cameron une fois sous les eaux disant qu’il lui tardait de raconter ce qu’il voyait, on a l’impression de suivre en direct l’aventure d’un homme célèbre devenant le nouvel héros du fond des mers! Soit, que penser de cette constante dualité entre recherche scientifique et médiatisation en vue d’un plus large financement? Le débat reste ouvert, à vous de partager vos réactions!

Concernant celles des internautes à propos de l’article du monde, elle est quasiment unanime. Pour eux il ne s’agit pas d’un vrai record, mais l’abondance des fautes d’orthographes et des considérations peu compréhensibles met le doute sur la légitimité de leurs propos.

Sur le site du National Geographic sont exposées des informations dont un article sur le Titanic : Titanic de James Cameron en 3D : l’exactitude des détails. Il semble que pour commémorer les cent ans du naufrage du paquebot ils aient voulu faire le lien entre la fiction et la réalité en vue de toucher un plus large public. Cet article vante les recherches menées par James Cameron pour démontrer que ce que l’on regarde est issu d’un long travail de préparation où chaque détail compte. Le National Geographic ne fait-il pas l’apologie de ce réalisateur qui a certainement financé leurs recherches quand ils disent : La précision, anecdotique, permet néanmoins de pointer du doigt les fréquents écarts des réalisateurs. Ces derniers n’hésitent pas à sacrifier la réalité scientifique au profit de l’action. Néanmoins il est vrai que dans de nombreux films le soucis de vraisemblance est délaissé au profit d’un plus grand impact sur le public.

Le numéro d’avril 2012 du National Geographic est consacré à l’épave du Titanic qui propose une « promenade fantomatique » à l’intérieur du bateau, tout comme James Cameron qui y a passé plus de 500 heures. Le titre de la revue est lui aussi éloquent, à l’image du titre de l’exposition (True Stories) : « What really happened » (« Ce qui est réellement arrivé »).

Vous pouvez voir ci-dessous plusieurs vidéos tournées par le National Geographic dont nous avions déjà parlé dans cet article, et qui généralement accentue le côté dramatique (musique oppressante, images attractives avec un arrière goût mystique).

Publié par : Archeologiesubaquatique | avril 3, 2012

Le DRASSM

Le DRASSM est le Département des recherches archéologiques  subaquatiques et sous-marines.

André Malraux avait inauguré ce centre en 1966 à Marseille.

Il fait aujourd’hui parti de la direction générale des patrimoines du Ministère de la Culture et de la Communication.

C’est  » l’expert pour toutes les recherches archéologiques nécessitant le recours à la plongée dans les eaux intérieures, sur le domaine public maritime et dans la zone contiguë. »

Sa mission consiste donc à mettre au jour et veiller sur tout le patrimoine culturel enfoui sous les eaux,  aussi bien en mer qu’en eau douce.

Notons par ailleurs que la métropole possède à elle seule plus de 200 000 épaves!

Le recensement de toutes les épaves de France est fait par le SHOM (Service Hydrographique et Océanographique de la Marine)

Le DRASSM se charge ainsi de plusieurs objectifs:

  • Faire l’inventaire et expertiser le patrimoine subaquatique et sous-marin
  • Gérer ce patrimoine public marin au travers de l’archéologie préventive
  • Protéger ce patrimoine
  • Diffuser les connaissances et les résultats des recherches par des publications et expositions
  • Répertorier les images prises au cours des recherches sur la base de la Mémoire du Ministère

L’organisme était doté durant plus d’une quarantaine d’années d’un navire effectuant la plus grande partie des recherches: l’Archéonaute. En 2005 les experts considérant qu’il avait atteint sa limite d’âge, il fut condamné à la retraite et laisse ainsi place après 7 ans de construction à son successeur: l‘André Malraux.

En ce qui concerne l’accès aux informations à propos le DRASSM sur internet, il est relativement limité. Le site du Ministère de la Culture et de la Communication, en revanche est un site bien construit et visuellement très clair, nous donnant les sources suffisantes afin de comprendre ce qu’est le DRASSM. Une brochure en pdf est téléchargeable avec toutes les informations nécessaires.

Fort heureusement, le manque de ressources accessibles sur les actualités de l’archéologie sous-marine s’est fait ressentir et l’on peut voir petit à petit des changements notables, comme la mise en place de nouvelles pages très fournies en archéologie sur le site du Ministère de la Culture, ainsi de que nouvelles formations: le DRASSM a annoncé qu’il allait ouvrir une école internationale de formation professionnelle d’archéologie sous-marine.

Pour plus d’informations sur « Les dessous du DRASSM » voici un article paru ce matin dans Les News of Marseille.

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